Saint-Vith

Saint-Vith
Presque totalement détruite lors des bombardements en 1944, Saint-Vith est une ville martyre de la Seconde Guerre mondiale. À l'époque, la population y a beaucoup souffert des changements d'allégeance.

Conflits de frontières

Située dans la province de Liège, Saint-Vith fait aujourd’hui partie de la communauté germanophone de la Belgique. Cependant, entre 1815 et 1945, la ville fait l’objet de conflits de territoire, et change plusieurs fois de nationalité.

À la suite du Congrès de Vienne en 1815, Saint-Vith, anciennement luxembourgeoise, est intégrée à la province prusse de Rhénanie. La population parle allemand et est de tradition germanique. À la fin de la Première Guerre mondiale, le traité de Versailles offre le canton à la Belgique, pour réparer les dommages subit par le pays. Ensuite il fut récupéré par l’Allemagne nazie dans les 10 jours suivant l’invasion de la Belgique en 1940. Enfin, Saint-Vith redevient belge à la sortie de la Seconde Guerre Mondiale.

Saint-Vith, ville martyre

Ces changements ont donné lieu à de nombreuses situations tragiques, particulièrement lors des combats. En effet, plusieurs familles furent séparées de part et d’autre de la frontière, obligeant des frères ou des cousins à se battre les uns contre les autres. Les conflits de loyauté étaient constants, forçant la population à choisir entre le pays belge et la patrie allemande. Le 23 décembre 1944, après plusieurs jours de combat, les Allemands prennent le dessus et les Américains battent en retraite à l’ouest de la rivière de la Salm. Les Alliés bombardent alors intensivement Saint-Vith le 25 et 26 décembre 1944. Près de 600 bâtiments sont détruits ou fortement endommagés, c’est-à-dire 95 % de la ville. Les pertes américaines totales sont également très lourdes: 12 500 tués, blessés, capturés ou disparus.

Saint-Vith ne reçoit que 60 ans après l’offensive des Ardennes le titre de ville martyre de la part de l’Etat belge, en 2004.

Aujourd’hui, le seul vestige des fortifications médiévales de Saint-Vith qui n’a pas été détruit est la Tour Büchel. Il s’agit du seul bâtiment à avoir résisté aux bombardements de 1944. C’est pourquoi elle est depuis devenue le symbole de la résistance de Saint-Vith, et plus généralement, du Compté de Liège.

Cimetière de Saint-Vith, tombe de trois soldats russes.
© Land of Memory
Plaque commémorative à Saint-Vith
© Land of Memory

Informations pratiques

Adresse

4780 Saint-Vith
Pays Belgique
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