La Dame blanche

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Pendant la Première Guerre mondiale, la Belgique est l’un des principaux carrefours de renseignements militaires. Ainsi, elle est le théâtre de nombreuses opérations d’espionnage.

L’un des atouts de la résistance belge

Monument du fondateur de la Dame Blanche Walthère Dewé
Monument du fondateur de la Dame Blanche Walthère Dewé

La Dame blanche est le réseau de renseignements clandestin qui s’étendait en Belgique, dans le Nord de la France et au Grand-Duché de Luxembourg. Ainsi, à la fin de la guerre, il comptait près de 1000 agents.

Ce sont des Liégeois qui fondent le réseau en 1916. Parmi eux, le Père Desonay, un jésuite du Collège St-Servais, Walthère Dewé et Herman Chauvin, ingénieurs. Par la suite, ils sont rejoints par le commissaire Neujean.

A l’époque, le réseau intègre 30 % de femmes. De plus, sur les 128 membres du Conseil qui dirigeait ce réseau, A l’époque, le réseau intègre 30 % de femmes. De plus, sur les 128 membres du Conseil qui dirigeait ce réseau, 50 étaient des femmes. Certaines, comme Marie Delcourt, y assument de hautes responsabilités. Pendant la guerre, elle est résistante de la première heure. Décorée de la croix d’officier de l’Empire britannque pour cet engagement, Marie Delcourt agira dès les années trente en faveur du droit de vote des femmes et de l’égalité au travail. D’ailleurs, elle deviendra ensuite professeure d’université à Liège et militante dans la Société Des Nations (SDN).

La Dame blanche est un réseau extrêmement efficace. Il fourni aux services secrets du War Office britannique près des trois quarts des renseignements utiles sur ces régions. Il sera réactivé pendant la Seconde Guerre mondiale sous le nom de réseau Clarence et continuera à accueillir des femmes dans ses rangs.

Le Mémorial Walthère Dewé - Chapelle Saint-Maurice. Rue Coupée à Liège, Belgique.
Le Mémorial Walthère Dewé – Chapelle Saint-Maurice. Rue Coupée à Liège, Belgique.

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