L’exode de 1940

Des civils réfugiés et des soldats britanniques sur la route Bruxelles-Louvain, le 12 mai 1940.
En mai 1940, l’attaque surprise lancée en Europe par Hitler force les populations belges, hollandaises, françaises et luxembourgeoises à s’exiler. Un traumatisme que ces habitants garderont en eux.

Exode massif des populations

Avant la bataille sanglante de l’hiver 44-45, qui reste majeure, une première bataille a lieu en Ardenne au début de la Seconde Guerre mondiale, en 1940. Le 10 mai 1940, les unités blindées d’Hitler lancent une attaque-surprise et envahissent le Luxembourg, les Pays-Bas et la Belgique. Ils ont comme objectif une offensive rapide vers la France pour contourner les défenses de la ligne Maginot. 

En trois jours, et malgré la résistance valeureuse des troupes belges et néerlandaises, les unités allemandes appuyées par des bombardements aériens intensifs atteignent la Meuse en plusieurs points. Notamment à Sedan en France et à Dinant en Belgique.

La planification de cette attaque-surprise a déjà nécessité l’évacuation de plus de 500 000 habitants allemands de la zone frontalière vers des zones dites sûres. En particulier la Franconie, la Thuringe et la Hesse. 

Puis, l’avancée des troupes allemandes va provoquer l’exode massif des populations belges, hollandaises, françaises et luxembourgeoises, traumatisées par le souvenir de 1914. Ils se mêlent aux colonnes de soldats en retraite pour fuir les combats, sous le feu des bombardiers allemands.

Ce sont ainsi près de 8 à 10 millions de civils qui sont jetés sur les routes, abandonnant souvenirs et maisons pour fuir vers Paris et le Sud-Ouest de la France.

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